Awa Yely Diallo Gueye, lance « Conte et comptine » pour pousser les plus petits à la lecture

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BONJOUR, POUVEZ-VOUS VOUS PRESENTER

Je suis Awa Yely Diallo Gueye, une jeune femme sénégalaise consultante en qualité hygiène sécurité et environnement. Diplômée de management des risques dans les industries agroalimentaires à Paris, j’ai décidé de rentrer au Sénégal à la fin de mes études supérieures pour accompagner les PME dans la mise en place d’un système de Management dans l’optique d’une certification.

CONTE ET COMPTINE QU’EST-CE QUE C’EST ?

Conte et Comptine est une start up spécialisée dans la création d’outils et d’accessoires personnalisables destinés aux enfants de 04 à 12ans pour leur permettre d’apprendre dans un cadre ludique en complément du système éducatif traditionnel.

L’élément de personnalisation va permettre à l’enfant de s’approprier la chose, d’être plus réceptif aux messages que l’on veut véhiculer derrière chaque outil et de stimuler son esprit de créativité.

QU’EST CE QUI VOUS A POUSSÉ À CRÉER CONTE ET COMPTINE ?

Aujourd’hui, l’Afrique est face à un boom démographique qui pour certains est un atout et pour d’autres une bombe à retardement. Je fais partie de celles qui pensent que c’est une opportunité à saisir. En effet, cette population très jeune a besoin d’être éduquée pour lui redonner confiance, elle a besoin de se connaitre pour mieux se valoriser, elle a besoin qu’on croit en elle pour relever le défi et libérer tout le potentiel du continent africain. Et ce travail de développement de l’esprit, de créativité, de confiance en soi, de connaissance de son environnement doit se faire dès le bas âge. C’est ainsi que Conte et Comptine est née pour donner aux enfants (scolarisés ou non) la chance de devenir des leaders à travers l’utilisation d’outils et d’accessoires personnalisables tels que des histoires qui les éduquent, des ateliers de lectures et d’éveils, des comptines, une plateforme d’apprentissage… , mais aussi la découverte des héros et des ressources africaines.

Y A-T-IL DES DIFFICULTÉS QUE VOUS RENCONTREZ DANS CETTE AVENTURE ?

Les difficultés rencontrées sont d’abord l’accès aux ressources à la fois techniques et financières qui me permettraient de proposer de manière continue de nouveaux produits. Puis il y’a l’accès à la documentation, car la création de contenu pour enfant demande un énorme travail de recherche et de documentation.

LE MANQUE DE PLATEFORMES QUI SOUTIENNENT L’ENTREPRENEURIAT EN AFRIQUE A-T-IL UN RÉEL IMPACT SUR VOS ACTIVITÉS ?

Tout à fait, car ce genre de plateforme m’aurait permis d’avoir plus de visibilité sur les partenaires potentiels mais aussi que les gens puissent avoir plus de visibilité sur mes activités. Car quand on est une start up, il est parfois difficile de se payer une vrai campagne publicitaire (télé, radio…)

QU’AVEZ-VOUS APPRISE DANS VOTRE PARCOURS ENTREPRENEURIAL ?

S’il y’a une chose que j’ai retenue dans ce parcours entrepreneurial, c’est qu’il faut croire en ses rêves. Plusieurs fois j’ai participé à des concours qui recevaient des milliers de candidatures, et j’étais loin de m’imaginer que mon projet serait retenu et pourtant j’ai réussi à faire partie des finalistes.

COMMENT VOYEZ-VOUS CONTE ET COMPTINE DANS 5 ou 10 ANS ?

Dans les 5 à 10 prochaines années, je voudrais que Conte et Comptine soit d’abord un système éducatif complémentaire du système éducatif traditionnel utilisé dans les établissements scolaires, puis un programme éducatif qui sera utilisé dans les daaras, les hôpitaux des enfants. Tous les enfants devraient avoirs accès à une éducation de qualité peu importe leur niveau social.

IL Y A DE PLUS EN PLUS DE FEMMES QUI S’AFFIRMENT DANS L’ENTREPRENEURIAT AU SÉNÉGAL COMME PARTOUT EN AFRIQUE, QUELLE EN EST LA RAISON SELON VOUS ?

A mon avis, plusieurs choses font qu’aujourd’hui les femmes s’affirment de plus en plus dans l’entrepreneuriat. D’abord il y’a les disparités salariales entre les hommes et les femmes qui est un fait, même si l’écart se resserre de plus en plus avec l’augmentation constante de la présence des femmes sur le marché du travail. Ensuite il y’a la structuration des entreprises qui parfois ne respectent pas ou ne prennent pas en compte les valeurs de la femme. Puis il y’a le fait que la femme est naturellement plus sensible à l’impact social, elle pense souvent au monde qu’elle va laisser à ses enfants, donc sa manière d’anticiper des modèles de sociétés est un peu différente de ce que font les hommes. Et pour finir, une femme qui entreprend trouve plus facilement sa place, sa vraie posture et son vrai soi. Aujourd’hui pour nous femmes, contribuer pleinement à l’économie ne signifie pas seulement agir en tant que citoyennes responsables. Cela implique la capacité à prendre notre destin en main, à créer de la richesse et à se développer

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