Covid-19 : Deux Sud-Africains fabriquent un test de dépistage ultra rapide

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Dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, les entrepreneurs Sud-Africains Daniel Ndima et Dineo Lioma de la société Cape Bio ont inventé un test qui détecte la présence d’un virus dans le sang en un peu plus d’une heure.

Durant l’été 2020, jusqu’à 4 millions de tests de dépistage du coronavirus créés par des chercheurs financés par le gouvernement britannique et la fondation Bill & Melinda Gates devraient être distribués sur l’ensemble du continent africain.

Cette initiative ne sera toutefois pas suffisante pour endiguer l’épidémie sur l’ensemble du continent. La dépendance envers des tests importés peut malheureusement aussi retarder leur réception et l’effectivité des campagnes contre le virus.

L’Afrique du sud est bien mieux lotie que le reste du continent dans la lutte contre le Coronavirus, Covid-19. A la date du 21 avril 2020, le nombre de personnes testées pour le virus était de plus de 120.000. Toutefois, ce nombre est insuffisant.

La majorité des tests de dépistage utilisés dans le pays est en outre importée. En réaction à ce problème, Daniel Ndima et Dineo Lioma, les responsables de la société Cape Bio ont créé qCPR, un test de dépistage novateur.

En premier lieu, il permet d’obtenir des résultats en 65 minutes. Ce délai est bien plus court que celui des autres tests, qui fournissent souvent des résultats en plusieurs heures. En outre, fabriqués en Afrique du Sud, ils coûteront moins chers et mettront moins de temps à être diffusés sur le territoire.

La particularité de Cape Bio dans le paysage africain consiste à concevoir des enzymes, ces substances fondamentales pour l’analyse de l’ADN. Daniel Ndima est un scientifique intéressé à la biologie structurelle depuis 12 ans. C’est selon lui ‘le devoir patriotique’ qui l’a conduit à créer qCPR.

Un même sentiment patriotique a conduit Dineo Lioma, diplômée en ingénierie métallurgique et des matériaux de l’Université du Witwatersrand et en commerce de la micro et de la nanotechnologie de la prestigieuse université de Cambridge, à décliner une offre de doctorat dans cette dernière.

Depuis, Lioma a co-fondé une autre entreprise où elle a dirigé la réalisation d’un autre test de dépistage, cette fois-ci du VIH.« Je savais que je voulais travailler dans le monde de la santé et aider l’Afrique du Sud à progresser. Il n’y a pas beaucoup de micro et de nanotechnologie ici, je suis donc rentrée. Je voulais donner en retour » a-t-elle déclaré .

Le test devrait être distribué dans le pays en juin 2020.

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