Fontenay-sous-Bois : conseillère départementale, elle fabrique des masques avec les habitants

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Styliste mais aussi élue du département, Sokona Niakhate confectionne des masques de protection avec les habitants de Fontenay

Le local de l’amicale des locataires du quartier Jean-Zay s’est transformé en atelier depuis quelques jours. Quelques machines à coudre et de la bonne volonté emmenés par une styliste de Fontenay-sous-Bois pour pallier au manque de masques de protection contre le Covid-19.

La conseillère départementale et maire adjointe FG Sokona Niakhate, styliste de formation, y découpe les tissus de récupération déposés par de bonnes âmes, fabrique les patrons et distribue le travail à une vingtaine de couturières volontaires. Chez elle, elles confectionnent environ sept masques par jour depuis le milieu de la semaine.

« C’est une chaîne de solidarité qui s’étend à tous les quartiers de Fontenay. Les associations de la ville nous déposent du tissu, le Fab lab municipal La Forge nous prêté des machines à coudre et offre des rouleaux de tissus. Le local est aux normes, stérilisé avec les méthodes de bloc opératoire », assure Sokona Niakhate.

L’idée, elle l’a eu avec son voisin, le président de l’amicale des locataires Bernard Thoreau qui avait déjà lancé « la baguette solidaire » la semaine précédente. Il dépose du pain frais tous les jours sur les paliers de porte de ses voisins demandeurs. Des personnes vulnérables qui ne peuvent se déplacer durant le confinement.

Un filtre en polyester pour retenir le virus

« On a démarré comme ça, pour offrir aux plus vulnérables les masques que même le personnel soignant n’arrive plus à trouver. Nous nous sommes inspirés de ce qui a été lancé au CHU de Grenoble pour pallier au manque de masques », explique Bernard Thoreau qui s’est lui aussi mis derrière les machines à coudre.

Fabriqués en coton de récupération, les masques sont équipés d’un filtre en polyester. Seul capable de retenir le virus.

« C’est un filtre textile utilisé dans la mode et dans la literie pour empêcher le passage des acariens. Le risque avec les masques de fabrication artisanale, c’est de n’utiliser que du coton. Avec ce filtre, le coronavirus s’accroche aux fibres et ne passe pas la barrière de protection », insiste Sokona Niakhate.

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