Première femme africaine à recevoir le prix Georg-Forester, qui distingue les chercheurs pour des travaux menés dans leur pays d’origine, Francine Ntoumi est à l’avant-garde de la recherche au Congo Brazzaville. Avec la Fondation congolaise pour la Recherche médicale (FCRM), elle fait de son pays un terroir de solutions pour la médecine moderne.
C’est dans la prestigieuse université française Pierre et Marie Curie que Francine Ntoumi a fait ses premiers pas. Dans ce temple du savoir de la médecine, la natif du Congo a apprise les bases de la recherche et a épousé la démarche scientifique. Son assiduité la plonge dans le domaine et c’est à l’Institut Pasteur de Paris qu’elle entame sa carrière de recherche.
Forte de cette expérience française, elle décide de parcourir le globe. Un périple qui la conduit au Gabon, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Tanzanie.
Première femme africaine responsable du Secrétariat de l’Initiative multilatérale sur le paludisme, Francine est très déterminée dans le renforcement des capacités de recherche en santé sur le continent africain. Cet engagement lui a valu la coordination du réseau régional d’Afrique centrale sur la tuberculose, le VIH/SIDA et le paludisme (CANTAM). Elle est également membre de nombreux comités scientifiques internationaux, dont le Global Health Scientific Advisory Committee de la Fondation Bill et Melinda Gates.
La flamme de sa passion pour la recherche ne s’est jamais éteinte. Ses efforts dans le domaine biomédical sont à l’origine de la création de la Fondation congolaise pour la Recherche médicale (FCRM) en 2008.Ses travaux de recherche sont à la base des publications scientifiques dans des journaux et revues, tels que Nature Genetics, Science, Nature, Drug Discovery, The Lancet Infectious Diseases, Plosone et Malaria Journal.
«CECI EST UN INDICATEUR INDISCUTABLE DE LA QUALITÉ DU TRAVAIL EXÉCUTÉ. LE NOMBRE DE NOS PUBLICATIONS CROÎT D’ANNÉE EN ANNÉE », déclare-t-elle.
La fondation a effectué les premiers travaux sur l’infection à rotavirus, qui est responsable de diarrhées sévères chez l’enfant. Les travaux de la FCRM ont porté notamment sur la caractérisation des souches. La fondation mène également un travail remarquable contre le paludisme.
« LA FCRM EST LA SEULE À ÉVACUER L’IMPACT DU TRAITEMENT PRÉVENTIF INTERMITTENT À LA SULFADOXINE-PYRIMETHAMINE CONTRE LE PALUDISME CHEZ LA FEMME AU CONGO», affirme-t-elle.
Malgré toutes ses réalisation, elle ne se lasse pas de mettre en avant son savoir-faire au service du bien-être des populations. Orientée désormais vers la recherche au Congo Brazzaville, la scientifique espère obtenir une ligne budgétaire pour la fondation. Celle-ci sera d’une grande assistance, car la FCRM forme beaucoup d’étudiants de l’Université publique Marien Ngouabi.

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