La foire virtuelle transafricaine lève 3 millions d’euros

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L’initiative émane de deux entrepreneurs Béninois : Adé Fidégnon Agbowaï et Richard G. Odjrado, respectivement CEO de la plateforme de libres échanges IPAARO et de CASH & POWER OF NETWORK (CPN), dans le but de créer un marché inclusif africain. Après une première édition réussie, l’idée de la foire virtuelle transafricaine a séduit un Business Angel émirati qui a décidé d’y investir 3 millions d’euros, soit 2 milliards de francs Cfa.

A l’origine de la foire virtuelle transafricaine, Adé Fidégnon Agbowaï a développé les plateformes web et mobile de libres échanges IPAARO (www.ipaaro.com). Au départ, le social e-entrepreneur avait monté une application de troc afin de recycler les biens inexploités en contrepartie d’autres biens ou services, à travers un système d’éco-responsabilité, sans recourir à la monnaie. Faceaux besoins d’y inclure l’e-commerce, il a fait évoluer sa plateforme vers une application de libre-échange.

« Plusieurs innovations techniques sont en cours »

Du 10 décembre au 10 janvier, IPAARO a été remodelée pour accueillir l’édition zéro de la foire virtuelle transafricaine. Elle a permis le brassage entre une quarantaine d’exposants, des entrepreneurs  confirmés ou non, des artisans et autres catégories socioprofessionnelles du Maroc, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, du Togo et du Bénin ; en vue de faire découvrir leurs produits et services à 150 000 visiteurs dont 500 sur la plateforme mobile. Objectif : favoriser la création d’un véritable marché inclusif à l’échelle africaine et promouvoir le « made in Africa. »

Alors que la foire virtuelle transafricaine battait encore son plein, elle a retenu l’attention du média Sud-africain “Tropics Magazine” qui lui a décerné le prix de Best African Technology Innovation en décembre dernier. La vision qui sous-tend l’initiative a également conquis un Business Angel émirati qui a décidé d’y investir 3 millions d’euros (soit 2 milliards de francs Cfa) pour propulser les prochaines éditions. Et déjà, Adé Fidégnon Agbowaï annonce les couleurs pour l’édition n°1 : « Plusieurs innovations techniques sont en cours de développement pour la prochaine édition (…) Les idéaux de nos plateformes vont sûrement évoluer sans pour autant être modifiés. Car nous tenons aux valeurs qui ont suscité la création de ce projet. »

Economie numérique

Pendant qu’ils mettent les bouchées doubles pour la prochaine foire virtuelle transafricaine, les deux entrepreneurs lancent des foires virtuelles nationales dans différents pays africains. Elles auront lieu au Togo, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Rwanda, en Afrique du Sud et au Bénin,  avec le soutien des Chambres de commerces 

« afin de révéler l’identité et la diversité entrepreneuriale des Etats à travers les écosystèmes nationaux des petites et moyennes entreprises. »

Ce pan du projet vise à créer un écosystème digital et entrepreneurial viable au sein de chaque pays africain, en vue de révéler les talents, la créativité locale et susciter des émules. A terme, la foire virtuelle transafricaine veut faire accroître le PIB des pays africains sur la base d’une économie numérique prospère.

Par : Michaël Tchokpodo

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