Le Burkina Faso inaugure une usine d’égrenage de coton bio

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Les autorités veulent renforcer la filière biologique, qui représente pour l’instant 2 % de la production nationale. Le président burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, a inauguré à Koudougou, jeudi 30 janvier, une usine d’égrenage de coton biologique présentée comme la première en Afrique de l’Ouest.

Erigée dans les locaux de la direction régionale de la Société des fibres et textiles (Sofitex), elle va permettre de transformer 130 tonnes de coton graines en fibres par jour, contribuant à consolider la durabilité de la filière biologique et l’autonomisation des femmes, qui représentent 58 % des employés du secteur.

La majorité du capital de l’usine (51,02 %), dont la construction a nécessité 12 millions de dollars (près de 11 millions d’euros), est détenue par l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB).

« Le coton biologique est une production qui est en majorité réalisée par les femmes et les jeunes. Et nous avons constaté qu’il y avait une baisse de la quantité produite, parce qu’après la production, l’usine d’égrenage de coton bio n’existait pas, et cela freinait l’élan de ceux qui intervenaient dans le domaine », a expliqué le ministre du commerce, Harouna Kaboré.

Lutte contre la pauvreté


« Le coton joue un rôle majeur dans la plupart des économies en Afrique de l’Ouest, car sa contribution est importante dans la formation de leur produit intérieur brut et il participe fortement à la lutte contre la pauvreté en milieu rural », a indiqué le président Kaboré. Selon lui, « le faible taux de transformation de “l’or blanc” limite drastiquement les perspectives de croissance économique et de création d’emplois pouvant être induites par cette filière ».

« Nous devons rapidement entamer le processus de transformation du coton sur place à travers des industries en phase avec les nouvelles technologies, afin de bénéficier des effets induits sur le reste de nos économies », a-t-il estimé. Pour ce faire, a-t-il précisé, les difficultés qui ont jadis entravé la dynamisation de l’industrie textile en Afrique, notamment l’accès au financement et le coût élevé de l’énergie, doivent être résorbées.

Jadis premier producteur de coton, le Burkina Faso, où la production représente 65 % des revenus des ménages ruraux, a été relégué au deuxième plan par le Mali. Au Burkina Faso, 180 000 producteurs récoltent en moyenne 607 000 tonnes de coton graines par an, selon la Sofitex. Sur cette production, la part de coton biologique ne représente que 2 %, soit moins de 12 000 tonnes.

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