Le jeune architecte béninois,Romarick Atoke, Multientrepreneur, un véritable self-made-man

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Identifié comme l’un des 30 jeunes qui contribuent au changement de l’Afrique, par le magazine Forbes Afrique en 2015, le Béninois Romarick Atoke est l’un des jeunes architectes les plus actifs de sa génération. Multientrepreneur, il est un véritable self-made-man qui incarne la nouvelle élite du secteur sur le continent.

Président fondateur de l’association AFRIKArchi, directeur de publication de AFRIKArchi Magazine, directeur de Global Archiconsult, une entreprise de construction, de réalisation en architecture, Romarick Atoke a plus d’un tour dans sac.
Détenteur d’un CAP d’aide-dessinateur, métreur, bâtiment et d’un baccalauréat F4 obtenu au Lycée Coulibaly de Cotonou, Romarick Atoke pose ses valises au Ghana, où il obtient des certificats en anglais et en computer hardware.

Récipiendaire d’une bourse en 2007, il s’introduit dans les arcanes de l’architecture au Tokyo Technical College (Japon). Une fois son diplôme de technicien supérieur en architecture en poche, il assouvit sa quête de formation à l’École nationale supérieure d’architecture de Paris La Villette.
En 2013, il crée Consultant Afrique, un annuaire international de consultants en externalisation de compétences pour l’Afrique.

La même année, il obtient le Grand Prix Charles-Henri Besnard de Quelen, une distinction qui récompense l’innovation majeure dans le domaine de l’art de bâtir et d’aménager.
Ce prix, il l’a dédié à «toute l’Afrique et à ses jeunes acteurs qui, sans relâche, œuvrent pour le rayonnement et le développement du continent en matière d’architecture, d’aménagement du territoire et de vulgarisation des matériaux locaux».


«IL NE PEUT Y AVOIR DE DÉVELOPPEMENT DURABLE DU CONTINENT, SANS UNE BONNE PLANIFICATION URBAINE ET ARCHITECTURALE», martèle-t-il.


Après ce parcours ,il décide de s’installer au Bénin en 2016. Conseiller à la Cité Internationale de l’Innovation et du Savoir, il concentre toute son énergie au profit de plusieurs projets dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. Son implication dans «Le Grand Cotonou» en est la parfaite illustration. «On peut simplement utiliser les données des études météorologiques, telles que les volumes d’eau de pluie, pour définir les fouilles appropriées des caniveaux», argumente-t-il.


«JE PRÉFÈRE FAIRE PARTIE DE CEUX QUI CONSTRUISENT EN ÉTANT SUR LE TERRAIN. NOUS QUI SOMMES ALLÉS À L’ÉTRANGER, AVONS AUSSI DES CHOSES À APPORTER À NOTRE PAYS.» – ROMARICK ATOKE

En dehors de sa profession, l’afropreneur est un passionné de photographie. Avec ingéniosité, il se livre à cet art de manière originale, en alliant le progrès de l’aéronautique à son goût de dessinateur. Sa spécialité : les photos aériennes créatives par drone.

Son initiative est motivée par le constat selon lequel la photographie d’architecture, assez présente dans le monde, demeure inexistante en Afrique. Pour changer ça, il dit s’être consacré essentiellement à la photographie d’architecture, d’urbanisme et de paysage, ponctué par un engagement social, culturel et esthétique. Pour une meilleure visibilité de ses oeuvres, il crée un site internet.


«FAIRE DÉCOUVRIR ET PARTAGER LES MULTIPLES RICHESSES ARCHITECTURALES, URBANISTIQUES ET PAYSAGÈRES D’AFRIQUE S’EST RÉVÉLÉ POUR MOI ESSENTIEL, SURTOUT EN TANT QU’ARCHITECTE. AUJOURD’HUI, LA PHOTOGRAPHIE – LANGAGE D’EXPRESSION – EST PRIMORDIALE », dit-il.


L’enjeu majeur de cette forme d’engagement civil par l’image pour l’entrepreneur est de «lever la barrière qui empêche encore certaines personnes de visiter ce beau continent».

Parfois considérée comme un «métier de Blanc», l’architecture pour Romarick est un métier pour tous. Dans son engagement pour l’Afrique, il soutient que l’architecture occidentale n’est pas forcément adaptée aux réalités tropicales du continent et que nous devrions éviter le copier-coller architectural.

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