Un Afro-américain innocenté après avoir passé 43 ans en prison

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À 81 ans, Charles Ray Finch, condamné pour meurtre en Caroline du Nord en 1976, a été libéré après la découverte de manipulations commises par les enquêteurs.

L’histoire aurait pu inspirer les scénaristes de la série télévisée « Cold Case ». La justice américaine a abandonné les poursuites contre un octogénaire afro-américain qui a passé 43 ans en prison pour un meurtre qu’il a toujours nié.

L’histoire aurait pu inspirer les scénaristes de la série télévisée « Cold Case ». La justice américaine a abandonné les poursuites contre un octogénaire afro-américain qui a passé 43 ans en prison pour un meurtre qu’il a toujours nié.

Aujoud’hui âgé de 81 ans, Charles Ray Finch, a été libéré en mai après l’annulation de son procès suite à la découverte de manipulations commises par les policiers en charge de l’enquête.

Le 14 juin, un procureur a décidé qu’il était impossible d’organiser un nouveau procès, en l’absence des témoins de l’époque et a annulé la procédure.

Des étudiants en droit rouvrent l’enquête

Cet Etat du sud-est ayant renoncé à appliquer la peine capitale, sa peine avait ensuite été commuée en rétention à perpétuité. En 2002, une association d’étudiants en droit qui traque les erreurs judiciaires avait repris l’enquête.

En interrogeant les acteurs et en épluchant le dossier, elle a réussi à prouver que la police avait manipulé les témoins lors de l’identification des suspects et menti sur des preuves balistiques de manière à l’incriminer.

Il sort de prison en fauteuil roulant

La police avait notamment demandé à Charles Ray Finch d’enfiler une veste assez longue -le vêtement du coupable- lors de son passage devant les témoins, sans demander aux autres personnes présentées de le faire.

En janvier une cour d’appel avait estimé que, si le jury avait eu connaissance de ces manipulations, il n’aurait sans doute pas condamné Charles Ray Finch, et avait annulé le verdict. En mai, le vieil homme était sorti de prison en fauteuil roulant et avait pu retrouver sa famille.

Les « détenus de couleur » discriminés

Selon le centre d’information sur la peine de mort (DPIC), il s’agit du 166e condamné à mort exonéré aux Etats-Unis depuis le rétablissement de la peine capitale en 1973 et du 18e ayant passé plus de 25 ans derrière les barreaux.

Le Parisien 

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